BYE

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# Posté le samedi 25 octobre 2008 11:29

IT'S JUST A FACE...
BUT FOR THE END... I MUST CELEBRATE IT!

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 08:15

LONG HAIR GIRL LOVES YOU, REMEMBER IT

 LONG HAIR GIRL LOVES YOU, REMEMBER IT
HE WROTE TO ME.


Tout les jours, elle m'intriguait, je la détestais cette étrange fille, étrangement elle m'était sympathique, elle qui pourtant me regardait de travers par delà ses étranges lunettes, elle qui pourtant me regardait de son air supérieur histoire de me faire comprendre que je l'indifférais. étrange, cette fille. Quatrième ! L'étrange fille se retrouvait ans ma classe ! Quelle étrange situation...Vous ne trouvez pas ?! Et pourtant qui aurait cru. Le temps fit son chemin, des saisons passèrent, des musiciens moururent, des fleurs eurent le temps de pousser et même de mourir et enfin, nous devinrent amis, qui aurait cru que l'étrange fille, aux étranges cheveux longs et aux étranges bouts de papiers reliés entre eux deviendrait une si tendre amie ?!




SO....



# Posté le dimanche 21 septembre 2008 08:10

Je recommence. Avec dégout cette fois, une envie, certes, mais de vomir, d'avoir mal, de n'être plus. Comme si j'étais sans être, au beau milieu de l'illusion. Je ne sais pas pourquoi j'ai commencé et je ne sais pas si je finirai par me réveiller de mes cauchemars aux piques acérées, qui ont jadis laissé leurs cicatrices pleines de sens et sans raisons ? des questions de néant, un état de veille constant, des songes brumeux. Des mots que je hais au plus profond, mais c'est ainsi, tu le sais, j'ai écris à défaut, j'aurai pas du, j'ai mal au crâne. J'ai mal tout court et cela m'enchante de bonheur. Pouvoir déverser ma haine et mes souffrances agréables de masochiste du dimanche, le tout sur une seule feuille de papier, pendant un cours tellement inintéressant que tous se réfugient dans une inactivité latente et immobile qui durera jusqu'à l'instant ultime de la délivrance, apporté par une sonnerie nasiarde qui nous défoncera les tympans avec une joie monotone. Les dernières minutes de supplice seront agitées de brefs mouvements, des plus discrets possible, pour regarder l'heure et ranger le plus d'affaires encore sur la table – les seules désormais utiles à un cours sur ce cher bourgeois de Voltaire – soit une feuille et un stylo bic. Le reste ? c'est des trousses pleines de tout sauf d'affaires de calligraphie, ce sont des mots colorés arrachés à des feuilles à carreaux, ce sont des mouchoirs usés, des pinces à cheveux, des pulls, des livres – pour les plus courageux. Et cet homme qui vieillit, avec sa moustache blanche, et ses lunettes sur le nez, qui vieillit chaque seconde un peu plus et que chaque contrariété fait paraître plus misérable. Un discours ponctué de tics et mimiques ridicules dont il n'a plus conscience depuis des décennies. Sa voix monocorde n'arrivera jamais jusqu'aux cerveaux trop encombrés de ces élèves endormis –ou trop occupés à raconter les derniers potins ou à rire de cette existence aisée dont ils profitent agréablement pendant que cet être grisâtre transpire à leur conter des vies pleines de poussière de gens qui aujourd'hui ne sont plus rien.
Alors non, je ne suis pas désespérée ni dépressive, ni même suicidaire – que celui qui le pense sérieusement se donne une claque pour avoir eu une pensée aussi stupide – je suis seulement à deux doigts de sombrer dans un sommeil profond en même temps que trente autres de mon espèce pendant qu'un autre parle dans le vide sans même sans rendre compte. Il faut bien s'occuper les doigts... moi j'écris, et mon voisin de derrière lit tranquillement, pendant que celui de devant envoie un texto... pauvre titulaires censés nous garnir la tête de belle façon, je ne sais si ils y arriveront un jour...
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# Posté le dimanche 21 septembre 2008 08:01

Ça me semble insurmontable. Et cette envie de fermer les yeux, de rêver et de tout oublier. Qu'importe que le monde tourne sans moi, cela ne m'intéresse pas. Pourquoi ne pourrai-je pas seulement vous écrire, cher lecteur ? ces quelques lettres réunies en une seule. Je ne connais pas le destinataire. Connaît-on vraiment les gens ? j'aime vous écrire, et vous m'êtes inconnu, cependant je vous ignore, seule la perspective de penser à ses mots que je vous dédie me soulage et m'ôte de mon ennui du monde réel, qui ne comprend pas les choses et que je ne comprends plus depuis une éternité que je chéris. Je ne sais pas d'où viennent ces idées, ces phrases, expressions, formules absorbantes et abondantes à mon esprit. Je ne le saurai jamais, je ne le veux pas. C'est une question d'envie. Les choses viennent, je ne saurai les retenir. De quelle façon empêcher l'inévitable, l'envie, le subtil détail qi faut cette perfection, si chère. Je suis tellement amoureuse de ces mots, ils affluent depuis mes souvenirs les plus poussiéreux, de ce néant neigeux qui sent les belles années, depuis toujours. Je pers le fil, je divague, c'est ainsi. Le contraire est impossible, car tout est possible, rien n'est faux et tout est lien. Tout est ambigu et nuancé. J'ai jamais aimé les maths. Moi je vis dans les nuances d'un gris subtil. C'est un nulle part, c'est un ailleurs, c'est un vase gris qui déborde de lettres pâles.


Photo: my favorite strange's girl...

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 07:58

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 09:05